Valorise Habitat votre entreprise de maçonnerie générale

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Comment lire les devis et les comparer ?

Comment lire les devis et les comparer ?

Lire un devis, pour le particulier sans expérience particulière de la construction ou de la rénovation, n'est pas inné. Le prix est en fait la dernière chose à regarder. La précision d'un devis, ses "oublis éventuels" ou son luxe de détails sont souvent plus significatifs...

Comment faire la part des choses quand pour un ravalement de façade? Par exemple, le prix peut passer de 10 euros au m² à presque 50 euros au m². Comment déterminer qu'un devis a été volontairement sous-évalué pour emporter le marché (toitures sans gouttières, ravalement sans échafaudage, etc.) ou surévalué pour augmenter les marges (matériaux surabondants) ?

Dans tous les cas, il faut demander plusieurs devis, au moins trois. Non seulement pour se faire une bonne idée du prix mais aussi et surtout pour se faire une bonne idée des différents éléments qui doivent être mentionnés dans le devis.


1. Vérifier la réputation de l'entreprise


Cela n'est rien de mystérieux. Afin de savoir par exemple si l'entreprise choisie ne risque pas de disparaître au bout de deux mois en plein milieu des travaux, la Fédération Française du Bâtiment ou la Chambre des Métiers de votre département est une première piste. Ces deux institutions ne vous diront pas qui "est bien ou pas bien" mais elles vous indiqueront si telle ou telle entreprise est inscrite depuis la semaine dernière ou depuis 15 ans.

2. demander des références à l'entreprise ou l'artisan.

Ne pas hésiter à contacter ces références, pour une raison très simple : les bons artisans seront heureux de vous les fournir et cela écartera d'emblée les incompétents.

Il ne faut pas hésiter non plus à se déplacer et aller vérifier sur place la qualité du travail proposé ; après tout, quand on achète une voiture, on essaye bien plusieurs modèles.

De plus en plus aujourd'hui, les entrepreneurs et artisans du bâtiment vous proposeront de visualiser leurs références sur leur site Internet, c'est un très bon moyen pour se faire une idée rapide et précise de leurs compétences.

A noter : un artisan jeune ou nouvellement installé n'aura, par définition, pas de réputation. Il ne faut pas l'éliminer a priori car il peut être également très compétent. Tout dépendra de votre contact avec lui.

3. demander systématique l'attestation d'assurance, biennale et décennale.

La mention de l'assurance n'est pas obligatoire sur le devis et vous ne pouvez pas en la matière vous contenter, c'est le cas de le dire, de vagues assurances.

Beaucoup de clients se sentent intimidés face à des artisans ou chef d'entreprise sûrs d'eux-mêmes et n'osent formuler ces demandes expressément

Il vous faut pourtant garder à l'esprit que les entreprises ou artisans sérieux sont sensibles aux "bons clients". En faisant vous-même preuve de rigueur en entreprenant de telles démarches, vous offrez aux entreprises une mise en concurrence égalitaire. Dans de telles conditions, l'entreprise aura l'assurance d'être payée en temps et en heure et sera plus enclin à négocier le devis sur des bases amicales.

4. Lire et comparer les devis

Chaque devis doit être extrêmement détaillé et il ne faut pas hésiter à vous faire expliquer chacun des éléments. Pour le cas d'une toiture par exemple, les dimensions, poids, coloris, origine, etc. de la tuile ou de l'ardoise doivent être précisés. Dans le cas d'une peinture, vous devez pouvoir lire la marque, le nombre de couches, ses caractéristiques, les normes. Des poignées de porte, aux longueurs des vis ou au métal des clous en passant par les longueurs de fils, la taille des siphons, la largeur des carreaux, vous devez tout regarder. Ne pas prendre toutes ces informations pour argent comptant.

Un rouleau de tapisserie par exemple fait 53 cm de largeur. Il n'est pas inutile alors de prendre un mètre, mesurer soi-même ses pièces et faire le calcul grosso modo du nombre de rouleaux nécessaires pour voir s'il n'en a pas été mis de trop ou pas assez par erreur sur le devis ou pour se faire expliquer les divergences de calcul si elles apparaissent.

5. faire attention aux "oublis volontaires"

Ils permettent de rendre les devis moins chers et plus tard de faire payer des suppléments ; oublier la gouttière pour la toiture ou l'échafaudage pour le ravalement pour garder les exemples cités plus haut. En effet, tout travail supplémentaire doit faire l'objet d'un nouveau devis s'il dépasse 150 euros (1.000 francs). Sauf qu'alors vous n'avez plus forcément le choix. Pour reprendre l'exemple de la gouttière, un autre couvreur n'aura pas souvent envie de vous proposer un devis pour la pose d'une gouttière seulement, devis qui serait forcément plus cher puisqu'il lui faudrait installer l'échafaudage. L'artisan "oublieux" aura alors beau jeu de vous imposer son devis pour la gouttière. Pour pallier à ces oublis, il faut comparer attentivement les différents devis - trois couvreurs ne vont pas oublier les gouttières ou trois peintres les échafaudages - et tenter ainsi de reconstituer les étapes logiques du chantier.

6. Tous les travaux de construction doivent être réalisés selon des normes DTU (documents techniques unifiés)

Certains artisans notent ces DTU de façon explicite sur les devis et les appliquent scrupuleusement, d'autres ne les inscrivent pas et les appliquent scrupuleusement, des aigrefins les inscrivent scrupuleusement… et ne les appliquent pas. Ce n'est donc pas, tout seul, un critère de jugement. Par contre l'artisan doit être capable de vous les expliquer. S'il y répugne, méfiance.

7.Négocier


Une fois que vous avez passé toutes ces étapes, le choix est beaucoup plus limité et, la fourchette des prix s'étant probablement resserrée, vous avez désormais une bonne idée du coût de vos travaux. A prix équivalents pour les derniers candidats, c'est le facteur humain ou les délais de livraison ou d'autres détails qui feront la différence. Reste alors à négocier ce devis.

Tout se négocie mais l'artisan ne va pas casser son devis en deux, la marge est donc étroite. C'est une pratique normale qu'un pourcentage des fournitures fasse partie de ses rémunérations car il va ainsi garantir la qualité des matériaux. Mais on peut arrondir les sommes, avoir des poignées de porte d'une qualité supérieure. Surtout on peut s'entendre sur des petits services annexes (un homme de l'art n'hésitera pas à faire "un truc ici ou là") ou discuter d'un contrat d'entretien.



12/07/2007
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